Autour de Gérard, cisaille en main, ils sont plus d’une vingtaine à s’initier à l’art de tailler les arbres fruitiers. « D’habitude le jeudi c’est béni, mais pas cette fois », s’excuse presque Christine en remettant sa capuche. Le jeudi matin, même quand il pleut, c’est le rendez-vous des Jardiniers bourians. Quand il n’y a pas d’atelier ou de chantier participatif, ils viennent pour gratter et semer ensemble, demander des conseils ou simplement se retrouver autour d’un café pour échanger. Sur la bonne terre de la Bouriane, entre les causses secs du Lot et les vallées humides de la Dordogne toute proche, le Jardin bourian, à Dégagnac, est un havre de verdure. Et un modèle unique, à la fois pédagogique et collectif. Depuis sa création, il y a dix-sept ans, ce sont les jardiniers bénévoles qui le cultivent. Alors que la fin de l’hiver se profile, ils sont dans les starting-blocks. « Ce sera bientôt le moment de semer les fèves et les petits pois. On est aussi en train de refaire toute la parcelle des plantes aromatiques », montre Mireille, qui a également un projet un plus personnel pour l’entrée du jardin. « On va construire des personnages avec des pots de terre, ça va égayer ce coin qui est un peu vide, là-bas. Et après, on pourra animer un atelier avec les enfants du centre aéré. »

UNE QUARANTAINE DE BÉNÉVOLES ACTIFS

« Ce qui m’a plu au jardin, c’est la richesse de tout ce que chacun peut apporter, reconnaît Christine. Sur cette plateforme de quelques hectares, il peut se passer des millions de choses. » Pépiniériste de métier, elle est devenue présidente de l’association des Jardiniers bourians il y a dix ans

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