Rendez-vous dans la forêt de Buzet, un îlot de verdure aux portes de Toulouse, à cheval sur les communes de Bessières, Buzet-sur-Tarn et Paulhac. Le conseil départemental de la Haute-Garonne y a aménagé des parcours balisés* pour les promeneurs. C’est là que nous attendent Fabrice et Guillaume, éducateurs grimpe d’arbres (EGA).

Casque sur la tête, visière anti-Covid qui bloque les postillons mais pas les larges sourires, les deux quadragénaires ont déjà commencé à tout installer. Ils ont jeté leur dévolu sur un chêne assez jeune (de 40 à 50 ans tout de même !) dont l’originalité est qu’il compte six troncs de bonne taille issus d’une souche plus ancienne, ce que l’on appelle une cépée. Celui-ci a aussi l’avantage d’être tout près du chemin, mais pas seulement. « On a vérifié qu’il était en bonne santé et que les branches n’étaient pas fragilisées. Cette partie de la forêt a presqu’entièrement brûlé il y a soixante ans ; il n’y a que des arbres jeunes ici. Mais vous allez voir, on n’a pas besoin d’aller dans les forêts profondes pour vivre une super expérience de grimpe », promet Fabrice.

Après dix-sept ans de carrière dans l’informatique et un burn-out, le Béarnais de souche a changé complètement de voie il y a quatre ans. « J’ai grandi à la campagne, j’ai toujours adoré être en pleine nature. Je suis arrivé à la grimpe d’arbres par la slackline, cette sangle que l’on fixe entre deux arbres et sur laquelle on marche en équilibre. Un jour, j’ai décidé de ne pas m’arrêter, j’ai continué dans l’arbre. Et depuis, je n’ai jamais cessé de grimper ! »

PARMI LES PREMIERS « ACCRO-BRANCHÉS »

Installé à Toulouse, il travaille avec les associations de la région comme celle de Guillaume, Libertree, basée près de Revel. Lui a découvert la grimpe d’arbres il y a une vingtaine d’années, juste après son master en écologie. « J’allais chercher des insectes en forêt pour des recherches en entomologie. La première année c’était au sol, et puis la deuxième, on m’a proposé d’aller en haut. Je me suis formé à la grimpe avec le Muséum d’histoire naturelle de Paris. Comme on a toujours besoin d’aller dans les arbres pour faire des prélèvements, j’ai continué à travailler avec différents bureaux d’études. Et puis je me suis dirigé vers la grimpe loisirs. »

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L’info en +

La grimpe d’arbres, pour qui ?

Pour tous ! Centres de loisirs, scolaires, familles, groupes d’amis, comités d’entreprise, personnes en situation de handicap… De 7 à 97 ans avec un éducateur grimpe d’arbres (EGA) pour huit participants, au maximum. Ce dernier peut aussi imaginer des animations et installations adaptées à vos projets et à vos envies : de la grimpe simple à des ateliers « sensationnels » (ponts de singe, tyroliennes, passages d’arbres en arbres, bivouac perché) ou sensoriels (les yeux bandés, pieds nus, etc). Pour des événements grand public et des spectacles, les grimpeurs peuvent aussi imaginer des scénographies suspendues (cinéma, musique…). Les EGA travaillent également avec des laboratoires de recherche en écologie comme l’Inrae* pour effectuer des prélèvements ou poser des nichoirs par exemple.

(*) Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, anciennement l’Inra, Institut national de la recherche agronomique.

Plus d’infos sur le site des EGA.

Guillaume, de l’association Libertree, basée à Revel.