Ne demandez pas à Jean-Luc Brault de choisir. Généralement affable, le voilà bien embêté quand on lui demande quelle est sa graine favorite ou, à défaut, la plus demandée de ses clients, des jardiniers amateurs de toute la France. Il n’y a pas de best-seller à Graines del Païs. La seule gagnante, c’est la diversité. « La diversité des plantes cultivées, c’est le reflet de la diversité humaine. Plus il y aura de personnes différentes qui auront des approches différentes de la plante, dans des lieux différents, plus nous aurons de biodiversité cultivée. »

C’est ce que les producteurs de semences paysannes (ou semences de la population) appellent la « coévolution Homme-plante-lieu ». Le contraire de la sélection qui a standardisé les variétés et les techniques depuis le milieu du 20e siècle. « À la fin du 19e siècle, on comptait 15 000 variétés de tomates, il n’y en a plus que 1 000 aujourd’hui », précise l’artisan semencier et gérant de Graines del Païs, créée à Bellegarde-du-Razès en 2005. Dans les petits sachets en papier de la société audoise, on en compte environ 150. Des variétés rustiques, goûteuses et reproductibles.

Potagères, aromatiques ou florales, les artisans semenciers de Graines del Païs partagent avec nous quelques-unes de ces variétés paysannes qu’ils s’attachent à préserver.

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