Vous êtes accompagnateur en montagne depuis 2005 dans les Pyrénées. Pourquoi choisir de partir en randonnée avec un guide ?

Parmi nos clients, il y a ceux qui viennent pour la sécurité, qui ne connaissent pas la montagne et qui préfèrent partir avec un professionnel ; et ceux qui ont envie d’apprendre. C’est un peu la même chose quand on va dans un musée ou une cathédrale, on peut faire la visite seul ou avec un guide. Les deux sont bien mais ce sont deux approches différentes. Quand on fait l’expérience de partir avec un guide, il y a quelque chose d’autre qui passe. L’objectif, quand j’emmène des gens en montagne, c’est de transmettre la passion que j’ai pour ce milieu, et notamment la compréhension des écosystèmes, des interactions entre la faune, la flore, l’histoire humaine. Leur ouvrir le regard sur plein de choses qu’ils ne voient pas forcément en se promenant seuls.

Sensibiliser, c’est aussi une manière de protéger, d’éveiller les consciences aux richesses naturelles et à leur fragilité. C’est une manière pour nous d’éveiller à l’écologie au sens large et au respect des espaces montagnards en particulier. Venir en montagne, c’est aussi un grand dépaysement ; on peut vivre des situations extrêmes car c’est un milieu extrême, donc on porte une grande attention au bien-être, à l’espace de chacun dans le groupe. L’humain, c’est la base de notre métier.

« On a une approche de la nature qui est vivante, riche, diverse ; ce n’est pas un à-plat de paysage dont on pourrait se lasser une fois que la photo est prise. Il y a la notion d’effort forcément, parce qu’il y a des kilomètres et du dénivelé, mais ce n’est pas tant le point final que le chemin qui compte »

Comment bien préparer une randonnée en montagne ?

On part en montagne comme on peut partir en haute mer, c’est un peu piégeux parce que maintenant il y a beaucoup de chemins balisés, beaucoup de topoguides dans les offices de tourisme, on trouve des tracés GPS sur internet, du coup on se dit qu’on est en sécurité… Mais ça reste un milieu extrême. Le temps peut changer très vite, on peut se perdre très facilement… 95 % des accidents en montagne impliquent des gens mal équipés, mal préparés et/ou sur un itinéraire qui ne leur convient pas.

Pour éviter une mauvaise expérience, il y a un certain nombre de précautions à suivre : se renseigner sur l’itinéraire, partir avec un GPS et une carte 1:25 000 (un téléphone qui tombe par terre, ça arrive…), consulter la météo au minimum 48 heures ou 24 heures avant le départ. On part avec un fond de sac, quel que soit la durée de la rando et la météo annoncée, qui est toujours le même : protection contre la pluie et le soleil, un pull, au moins un litre et demi d’eau par personne pour la journée et un casse-croûte. C’est la base. L’autre élément fondamental, c’est d’être bien chaussé, même si on fait une petite balade, enfants compris. Sur le chemin on fait attention aux autres, avec toujours un petit œil sur la carte, sur l’heure. Et tout ça, on le multiplie par 20 quand on est avec des enfants.

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L’info en +

Valeurs PNR, des valeurs sûres

Les trois guides d’Oxalys Randonnées (oxalysrandonnees.com), Yoran, Steve et Sébastien, proposent des randos et des séjours accompagnés dans les Pyrénées, et notamment dans le Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises où ils répondent à la charte « Valeurs PNR », basée sur trois valeurs fondamentales : le lien au territoire, la dimension humaine et le respect de l’environnement.

Le Parc, qui s’est engagé dans sa charte à promouvoir un tourisme durable, travaille depuis sa création, avec ses partenaires, à une qualification environnementale des gîtes et chambre d’hôtes du PNR. Pour connaître l’ensemble des bénéficiaires de la marque Parc : artisans, hébergeurs, producteurs, activités découverte ; rendez-vous sur la page dédiée du Parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.