Ils ne pensaient pas le voir d’aussi près. Accroupis en silence dans le tunnel de vision, le « clou » de leur visite à la Maison des loups, les visiteurs peuvent les regarder dans les yeux, à travers une simple vitre. Une expérience forcément unique, mais sans sensationnalisme. Comme lors du nourrissage des loups, les soigneurs profitent surtout de ce moment pour apporter des informations et répondre aux questions du public. Une mission pédagogique à laquelle tient beaucoup Frédéric Mola, le fondateur et directeur du parc. « On n’est pas là pour impressionner. Quand on a eu l’idée de créer ce parc, il y a vingt-cinq ans, c’était pour accompagner le retour du prédateur en France dans un esprit de découverte, pour montrer le loup en toute objectivité. Le loup ne laisse personne indifférent. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il intéresse tout le monde, il interpelle. » Certains visiteurs viennent soigner leur peur du prédateur. D’autres, surtout les enfants, sont déçus de ne pas les approcher davantage. Mais si les loups du parc n’ont jamais connu la liberté (ils sont en captivité depuis au moins six générations), ils restent des animaux sauvages.

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