Des bouteilles en fibres de lin (Toulouse)

Boirons-nous demain dans une bouteille en fibres de lin ? C’est le pari des concepteurs toulousains de la Green Gen Bottle, la première bouteille biosourcée et recyclable, développée à partir de fibres de lin et de résines d’origines végétales. Ultralégère, elle est aussi très résistante et capable de résister aux fluctuations de température. Le choix du lin n’est pas anodin : 70 % de la production vient de France ; une culture qui ne demande ni irrigation ni traitements phytosanitaires. Objectif : un bilan carbone proche de zéro. Après plusieurs années de recherche et développement, l’objectif est de lancer la production à grande échelle au printemps 2020.

GreenGenBottle © DR

Un sac isotherme en laine de mouton et en chanvre (Lot)

Ce « mouton givré » n’en finit pas de faire parler de lui. Depuis que la Lotoise Cinthia Born a remporté le prix de « La start-up est dans le pré », à Laguiole (Aveyron), en mai dernier, son projet a connu un énorme coup d’accélérateur. Il s’agit d’un sac isotherme écolo en laine de mouton et en chanvre, deux isolants naturels qui permettent de garder les aliments au frais pendant plusieurs heures. La production vient de commencer et les premiers sacs sont vendus via un financement participatif.

L’objectif est de valoriser la laine française et de relancer la filière du chanvre dans le Lot, une plante écologique par définition car elle n’a ni besoin d’eau, d’engrais ou de pesticides. « On veut faire vivre nos campagnes », résume la pétillante couturière, qui ne manque ni d’énergie ni d’ambition.


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Des barquettes compostables dans les cantines (Tarn-et-Garonne)

À Castelsarrasin, Cellulopack a le vent en poupe. Depuis 2013, la jeune société produit des emballages à partir de fibre de cellulose moulées : comme dans un moule à gaufre géant, la pâte à papier est pressée et séchée pour fabriquer des porte-gobelets, des cales-bouteilles et même des coquetiers… entièrement biodégradables et compostables. Mais son produit phare, c’est RestOkompost¸ l’association unique (et brevetée) d’une barquette en cellulose moulée et d’un film bio-compostable. Apte au contact alimentaire, étanche aux graisses et à l’eau et résistant à une température de 200°C, c’est un contenant idéal pour remplacer les barquettes en plastique. Broyé, il se décompose en terreau en quelques semaines. « On savait qu’il y avait un marché mais on a été surpris par l’ampleur de la demande », confie Olivier Mas, le président de Cellulopack, qui compte une vingtaine de salariés. Les collectivités sont en effet de plus en plus nombreuses à bannir le plastique de la cantine, répondant tant aux inquiétudes sanitaires qu’à la question des déchets. Montpellier a été la première métropole en France à se lancer, en février dernier. Toulouse lui a emboîté le pas en avril. La barquette de Castelsarrasin n’a pas encore pris de marché en Occitanie mais s’apprête à fournir les cantines de Bordeaux. Elle recrute et doit s’agrandir. « On a prévu de doubler le chiffre d’affaires très rapidement », confirme Olivier Mas.


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