«Je vois que vous êtes venue avec une bouteille en plastique… », pique Nathalie Gontard. Une provocation pour cette chercheuse spécialiste du développement de solutions de lutte contre la pollution plastique. À l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) Montpellier, au sein de l’unité ingénierie des agropolymères et technologies émergentes – qu’elle a elle-même créée en 2003 – c’est une véritable cheffe d’orchestre. La Montpelliéraine d’adoption coordonne de nombreux projets de recherche réunissant les compétences d’équipes internationales. Depuis le début de sa thèse en 1989, cette scientifique engagée a fait du développement des emballages alimentaires biodégradables son cheval de bataille.

La barquette marron tendue par Nathalie ressemble à s’y méprendre à une traditionnelle barquette en plastique. Elle présente pourtant la particularité de se décomposer totalement sous l’effet de micro-organismes. « La biodégradation est pour moi le seul recyclage parfait qui existe, il est éprouvé et sûr », assène-t-elle du fond de son fauteuil. Placée dans un compost domestique, elle se dégrade en quelques mois, une durée variable selon les conditions météorologiques. Il n’en reste au final que de l’eau et du dioxyde de carbone.

Retrouver l’intégralité de l’article dans le numéro #2 d’Oxytanie


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