Dans de grands cahiers à peine jaunis, tout a été scrupuleusement noté à la main. Vitesse du vent, températures, pluviométrie, pression atmosphérique : on peut lire le temps qu’il faisait à l’Aigoual en 1898 ou en 1906. Depuis cent vingt-cinq ans que les météorologistes se relaient ici, ils ont tout consigné. C’est le trésor de l’observatoire. Une des plus longues séries de relevés climatologiques au monde qui a valu à la station d’être labellisée, en 2017, par l’Organisation météorologique mondiale.

Mais ce site exceptionnel, aux conditions météo extrêmes, vit aussi le changement climatique. Par rapport aux premiers relevés de 1894, les périodes de neige sont plus courtes l’hiver, « même s’il y a des exceptions, constate Rémy Marguet. Les normales de l’Aigoual, qui sont des moyennes de températures sur trente ans, ont augmenté de l’ordre d’un degré. »

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Entre Gard et Lozère

Après l’isolement de l’hiver, l’observatoire météo va recevoir plus de 60 000 personnes du 1er mai jusqu’en octobre. Du fait des travaux de réaménagement, l’expo et la boutique ont été déplacées temporairement dans la salle de conférence, passant pour l’occasion du Gard à la Lozère ! L’observatoire est en effet à cheval sur les deux départements. Il est situé également sur la ligne de partage des eaux. D’un côté elles partent vers la Méditerranée, à une soixantaine de kilomètres, et de l’autre vers l’Atlantique.

Pour tout savoir sur les visites : www.aigoual.fr


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