Du bleu au-dessus de nos têtes et, partout autour, du vert à perte de vue. En bas de la colline, on ne peut que deviner le Viaur qui, en serpentant, a façonné tout le paysage. La route est étroite, encore bordée des hautes herbes rescapées du confinement. Et au bout, après quelques virages serrés, nous voilà arrivés devant une grande et haute bâtisse en pierres : c’est ici, à La Capélanie, que débute « La Vie au Grand Vert ». Frédérique, 54 ans, et Nadia, 42 ans, ont quitté Nantes il y a trois ans pour s’installer dans ce petit hameau de la commune de Saint-André-de-Najac, dans le nord-ouest de l’Aveyron.

« Avant de faire quelque chose on réfléchit toujours énormément, on se pose plein de questions, on pèse le pour, le contre… Ça fait beaucoup rire nos voisins d’ailleurs ! »

Elles cherchaient un coin où se mettre au vert, n’importe où mais « loin des pesticides ». Elles ont eu le coup de cœur pour cette vallée un peu perdue du Ségala, où l’on est certes parfois dérangés par le bruit de l’épareuse qui arrive, justement, pour ratiboiser le bord des routes, mais le plus souvent bercés par le chant des grillons et des oiseaux. Une fois vendu leur appartement au quatrième étage, les voilà propriétaires d’une ancienne étable « habitable mais pas finie » et surtout de 2,6 hectares de terrain en pente plus ou moins douce vers le Viaur. Des bois, des prairies… et au milieu, Auguste le chêne. C’est par lui que commence irrésistiblement la visite. « Il donne l’échelle », glisse Frédérique en nous présentant l’arbre majestueux qui habite le terrain depuis au moins deux siècles. « C’est nous qui sommes chez lui ici ; il était là avant nous et sera encore là bien après. Selon un géobiologue qui a analysé le domaine, il est situé sur un puissant vortex, ce qui explique pourquoi il dégage une telle énergie. » Les habitants des lieux ont toujours aimé venir se ressourcer sous son ombre salvatrice. Imperturbable, Auguste partage ses bonnes ondes et règne avec bienveillance sur sa vallée.

PAS DE TÉLÉ NI DE WIFI

À La Vie au Grand Vert, il y a aussi Tara, Thelma et Louise, les brebis d’Ouessant, qui broutent tranquillement leur bout de terrain ; Félicie le chat ; et régulièrement des chevreuils qui viennent gambader près de la maison. Sur la terrasse en bois, plein sud, le panorama se déguste à 180 degrés.

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